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 Les fantômes du passé finissent toujours pas partir... Ou pas ( Pv Dune

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Seiji Daichiro
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MessageSujet: Les fantômes du passé finissent toujours pas partir... Ou pas ( Pv Dune    Ven 3 Fév - 3:01

Pourquoi souffrir ? Est-ce le destin de tous ? Souffrir pour un oui, souffrir pour un non. Quoi qu'il arrive, la conclusion finale est souffrance. Pourquoi ? Encore une fois je n'ai pas de réponses à tout ça. Mais si je regarde au fond de moi, je me rend compte à quel point mon chemin était ridicule. Au fond, qu'est-ce qui cause la souffrance ? La vie, la mort, mais surtout... L'amour.
Tout a commencé il y a longtemps. Je me rappel encore cette première fois.

La fois où j'ai regardé la demoiselle dans les yeux, elle était si douce. Si seulement j'avais su à temps dans quelle galère je me fourrais. Une rose dont les pétales me faisaient sentir le plus doux des parfum, me distrayant suffisamment pour ne pas me faire sentir les épines qui s'enfonçaient dans ma chaire. Par la suite, cette rose aux teintes rosées, devint de plus en plus rouge, déteignant sur moi. Jusqu'à ce soir, le soir où je succomba à sa beauté. Je lui avais avoué avec tout mon courage mes sentiments. Chose que je trouvais inutile, mais pour elle, c'était différent... Sans le savoir, je m'empalais sur sa lame aiguisé, me suicidant en silence... Ce soir là, je donna tout de ma personne, sombrant dans un plaisir qui n'était que comédie. Tout n'était qu'illusion dans laquelle je me berçais, mais comme tout sommeils, il y a réveils. Par la suite, elle alla avec un autre, me laissant en morceaux malgré ces paroles, alors que j'étais à genoux, sa silhouette posté devant la porte, avant qu'elle disparaisse de mes yeux : «  Gomene... Aishiteru... »
Ce jour là, tout un monde était partit en fumée. Un monde dévasté naissant dans mon coeur. Des ruines, des souvenirs, des sourires et des rires se transformant en cris et moues douloureuses. J'étais un homme détruit, mais malgré tout, ces dernières gouttes de poison au goût délicieux me faisaient vivre. Je me laissais consumer vivant. Je brûlais vivant, continuant ma route laborieuse malgré la route détruite à presque cent pour cent.

Puis vint un soleil. Après la destruction, l'espoir. Elle était belle, elle aussi, une autre rose, mais aux allures plus blanchâtre. Aux teintes plus pures. Là, c'est elle qui s'accrocha à moi, m'évitant de sombrer dans la mort. Mais une fois de plus, ma naïveté insoupçonnée me fit avancer vers elle, me replongeant dans un poison qui me serait mortel cette fois. Je revoyais son sourire similaire, mais sincère. Non... J'étais persuadé qu'elle ne partirait jamais, qu'elle allait reconstruire le monde qui avait été détruit précédemment, mais en vain...
Il y a peu, une journée d'hiver, elle était là... Sur le banc. La belle italienne était là, elle me regardait. Un regard se voulant distrayant... Suite à tout cela, elle m'avoua la suite. Une fois de plus, la toile dans laquelle je m'étais prise, céda pour me lâcher dans le vide... Même si là ce n'était pas sa faute, mais malgré tout, j'en voulais à l'humanité. Elle aussi partit vers d'autre horizon, malgré ses paroles de nouveau belles mais empoisonnées : «  Je t'aimerais toujours... Soit en sûr ».
L'amour peut-il durer ? Même avec des milliers de kilomètres de distance ? Ne soyez pas fou, seul un jeune idiot mais attachant, nommé Iruka me soulevait, mais encore une fois, il n'était qu'un poète qui voulait me faire boire ses verres et me rendre ivre... «  Ne t'en fait pas... Malgré la distance, la rose dans ton coeur ne fane pas n'est-ce pas ? Elle te l'a dit non qu'elle t'aimait ? Alors pourquoi douter ? ». Quelle mascarade Sincèrement...

C'est donc là, assis sur l'herbe fraiche que je regardais la lune, revoyant leur visage. Un sourire... Hypocrite ? Je ne le savais jamais, mais toujours est-il que mon coeur lui n'en peu plus. Toute cette frustration me tue, tout ces mots me rende chèvre... Il faut que je me soulage.

«  VOUS M'AVEZ DÉTRUIT … JE VOUS AIMEZ POURTANT... »


Suite à ces mots, c'est une main tremblante qui se pose au sol. Une lueur faible, mais présente nait au sol. Un sceau se forme et de ce sceau sort une lame. Une lame qui aura tranché plus d'une personne ou partie d'une personne... Je me rappel la fois ou ma première douce l'avait touché... Elle m'était venu en aide, se tranchant à moitié le poignet pour se faire saigner et me donner à boire... Pourquoi m'avait-elle aidé pour mieux me détruire ensuite ? Avais-je fait une chose de mal ?

Moi simple humain, nouvellement créature nocturne, j'en ais assez... Prenant l'arme, je la porte vers mon torse, la pointe caressant doucement ma poitrine. Je me relève doucement, la lune illuminant la scène...

«  Bientôt tout sera finit... Et mes souffrances ne seront que passé... »
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Dune A. Kaede
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MessageSujet: Re: Les fantômes du passé finissent toujours pas partir... Ou pas ( Pv Dune    Ven 3 Fév - 6:52

Ce jour-là, Dune était dans un état d’esprit calme. Plus calme que la moyenne des autres jours. Et pour cause. Lorsqu’elle avait ouvert les yeux –après une nuit entière de sommeil, ce qui restait un exploit pour la rousse-, la douleur habituelle qui pesait sur son esprit s’était faite plus faible. Ceci avait réussit à mettre la jeune fille d’une humeur sereine, presque joyeuse. Et c’était sans grognement ou raideur des membres qu’elle s’était levée de son lit. Calmement, l’esprit tranquille et vide, elle s’était dirigée dans la salle de bain et y avait pris une longue douche glacée. Ceci fait, la jeune fille avait enfilée un débardeur bleu électrique, un baggy noir, une paire de larges chaussures usées et avait coiffée ses cheveux. Sans plus chercher, elle avait passé son collier –son bijou, son cœur, sa vie- autour de son cou et attrapé une veste puis était sortie.
Elle se fichait souvent de savoir à quelle heure du jour ou de la nuit elle se levait. Aujourd’hui, le sort avait choisit pour que ce soit la fin d’après-midi. Pas plus inquiète que ca par le dérèglement de son horloge biologique, la jeune fille sortit du campus en branchant son baladeur et en glissant les oreillettes dans ses oreilles. Le son délicieux d’un groupe de hard rock se mit en route et un sourire réussit à percer sur ses lèvres. Sans penser plus, la rousse se mit à courir. Oui, Dune avait besoin de bouger et de se dépenser.
La course dura longuement. La chanson eut le temps de finir, et une autre de commencer. Ainsi de suite, sans jamais que la rousse ne calme sa course. Courir lui était vital, et ces derniers temps, son don était si actif qu’elle n’arrivait pas à trouver l’envie, la force ou le courage de reprendre cette vieille habitude. Aujourd’hui était un bon jour, elle le pressentait. Et cette pensée lui redonna un regain d’énergie. Avec des ailes aux pieds, comme Hermès et ses sandales, la jeune fille accéléra sa course et se dirigea vers le centre-ville, une fois de plus. Et, comme le veut l’habitude, elle choisit pour y arriver des rues et ruelles calmes et surtout peu fréquentées. Son don l’en remerciait…
Lorsqu’elle s’arrêta enfin, Dune était dans une rue quelques peu plus fréquentée, pas très loin d’un salon de thé qu’elle avait déjà aperçu plus d’une fois. Il faisait nuit… Enfin le soleil s’était couché mais la rue était encore fréquentée. Près d’un magasin, un homme vendait des sandwiches chauds dans une échoppe sur le trottoir. Se dirigeant vers lui, elle lui adressa un hochement de tête en guise de salutation et désigna un sandwich. L’homme lui sourit avant de se pencher pour l’attraper et lui demander :

« Ce sera à emporter ? Je vous le mets dans un sachet ? »

Dune ouvrit la bouche pour répondre quand elle LA sentit. Une vague, d’une puissance impressionnante, la heurter de plein fouet avec l’effet d’une gifle sur son visage. Blêmissant, la jeune fille coassa un ‘oui’ sans réfléchir. Avait-elle dit qu’elle serait tranquille, aujourd’hui ? Que c’était là un bon jour ? Ironie ! Dune attrapa le sachet sans même s’en rendre compte, le regard voilé de souffrance. Elle se sentait mal. Si mal… Ce n’était pas possible qu’un seul point puisse dégager autant de souffrance, non ? A moins que…
La jeune fille reprit brusquement ses repères en comprenant que quelque chose n’allait pas normalement. Elle ne pouvait pas recevoir une telle vague de douleur comme ça. Un groupe devait être en train de mourir ou d’être torturé, non ?! Ou alors une personne était au point de rupture, à un pas du non-retour. Dune ne voulait pas savoir. A vrai dire, si elle avait pu, elle aurait préférée s’enfuir, ne pas avoir à se rapprocher de la source de cette souffrance. Mais, alors qu’elle songeait à cela, une nouvelle vague la percuta, plus violente que la précédente. Chancelant sous la frénésie de son don, la jeune fille tourna au pâle-morbide et comprit. Elle devait intervenir.


Ce fut sans plus de divagation que la jeune femme se mit en mouvement. Dans sa main, elle serra convulsivement le sachet qu’elle venait d’acheter. Elle n’avait plus vraiment faim. Plus faim du tout à vrai dire. Mais elle n’y songeait même pas. Ses jambes se mirent à marcher, puis à courir. Elle se guidait les yeux fermés, pour mieux remonter l’origine de ces vagues. Sa course devint très différente de celle qu’elle venait de faire. Elle avançait rapidement et souplement mais on ressentait dans chacun de ses gestes le besoin d’aller plus vite encore, la peur et la souffrance. Elle était en proie à une sorte de frénésie.
Ce fut finalement devant l’Église qu’elle atterrit. Inquiète, la jeune fille entra dans le cimetière et entendit une voix. Une voix chargée de souffrance qui proférait des mots porteurs de mort. Et elle comprit. Quelqu’un allait mettre fin à ses jours, ici, là, tout de suite. Et elle allait être simple témoin de cette fin ?

NON ! Elle refusait de rester là, à regarder. Elle refusait de laisser quelqu’un mourir. Et cet acte avait un caractère humaniste, certes, mais il restait bien égoïste au fond. Elle refusait de supporter cette souffrance… Elle était trop proche, trop fatiguée et ébranlée par les vagues précédentes. Elle ne voulait pas voir son barrage mental lâcher. Oui, elle était égoïste.
Avançant avec souplesse et silence dans le cimetière, elle découvrit un jeune homme, d’environ son âge qui était à même le sol. Une épée entre les mains, il avait posé la pointé du tranchant contre son torse et semblait vouloir en finir. Dune ignorait pourquoi il était dans cet état, elle savait juste qu’il souffrait plus que la normale et qu’elle pouvait faire quelque chose pour lui. Pour cette raison, elle le détestait déjà, et en même temps… elle ne pouvait que le plaindre et le comprendre parce qu’elle savait ce qu’il ressentait. Elle n’avait pas le choix, elle devait l’aider.

« Je ne pense pas que ce soit le bon choix, tu sais. Je connais ta souffrance, je sais le poids que tu endures, mais la mort ne t’amèneras rien de plus que la lâcheté. » Elle se tut un instant et reprit en s’approchant encore. « Respire et ferme les yeux, ca te sera plus bénéfique. »

Puis, avant qu’il ne réagisse trop brusquement, avant que quelque chose ne change, la jeune fille s’avança encore, rapide comme la mort, et détendit le bras. Sa main percuta de plein fouet la lame, l’éjectant des mains du suicidaire. Sans essayer de la lui voler –elle savait qu’elle pouvait provoquer une crise de colère ou d’angoisse par ce geste- elle déposa une main sur son épaule et s’accroupit sur sa droite. Son visage lui apparut dans la clarté de la lune. Dune essaya de sourire –presque en vain- et reprit une dernière fois la parole en répétant ces mots :

« Je sais ce que tu endures… Laisse-moi t’aider. »

[HRP: Je suis désolée j'ai capté un peu tard que ton rp était à la première personne et j'avais la flemme de changer. Je reprendrai à la 1ère personne à ma prochaine réponse. :)]
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Seiji Daichiro
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MessageSujet: Re: Les fantômes du passé finissent toujours pas partir... Ou pas ( Pv Dune    Sam 4 Fév - 5:04

Finir. Baisser le rideau en se suicidant. Voilà la solution à tout mes soucis. Je ne voyais que ça. D'autres devraient suivre mon exemple. Iruka par exemple. Pourquoi continuait-il à se battre alors que sa raison de vivre ne pouvait être atteinte ? Pourquoi se battait-il pour une cause perdue ? Pour être proche malgré tout ? À quoi ça sert d'avoir une chose partiellement alors qu'un autre l'a totalement ? Sincèrement... Je ne comprenais pas cela, mais je ne voulais pas le comprendre. L'espoir n'est qu'une illusion que la réalité finit toujours pas détruire, nous dévoilant le monde tel qu'il est... Voilà la sens de la vie.
C'est donc sans regret que je tenais cette lame entre mes mains, prête à empaler mon coeur avec celle-ci. Je ne faisais même plus attention à cette trace de sang qui me remémorait la belle qui avait causé tout mon mal dans le plus beau des bonheur. Ma fleur du mal...

Je repensais à cet instant, ce jour, cette nuit où mon instinct nouveau s'éveillait si brutalement, que j'en étais devenu incontrôlable, j'allais courir après des élèves que Aelycia était apparu pour tenter de me stopper. Je me souviens des paroles que je sortais. Monstre... Monstre voilà ce que je répétais. J'étais devenu un monstre comme elle, comme elle le disait, mais je l'assumais. Et comme tout les monstres, je devais me nourrir avec du sang... J'allais donc sauter de la fenêtre ce soir là et étrangler plus d'un élève innocent pour le vider de son sang, mais alors que j'allais le faire, la lame que j'avais invoqué ce soir là se retourna contre moi. La demoiselle se saigna le poignet devant moi, attirant mon effroyable envie de sang, puis contre toute attente, elle porta son poignet à ma bouche... Me donnant la tété, comme Rinne lors de sa rencontre avec Iruka... Tout en me disant ces mots : «  Calme toi... Tu n'es pas un monstre... Et si tu te considères comme tel... Alors tu es mon monstre... Celui que j'affectionne... ».

Je fermais les yeux dans cet instant présent, pour ne pas voir la trace de ce sang que je maudissais tout en le bénissant. Un sang bénéfique aux teinte mauvaises... Pourquoi je la haïssais ? Non, je ne haïssais pas Aelycia, loin de là. Mais je donnais une image à ma frustration... Une fausse haine. Même si elle m'avait poignardé dans le dos, je ne lui en aurais pas voulu...
Après tout, elle ne m'a pas quitté pour un autre, mais elle m'a quitté se jugeant non méritante de ma personne... Préférant se donner à un autre qui la traiterais comme elle le mérite d'après SON point de vue... Comme un simple objet de passion... Cette vision me tuais, mais c'était ainsi....

«  JE T'AIMAIS TOUJOURS... MAIS POURQUOI NE LE VOYAIS TU PAS ? AELYCIA.... »

Mes paroles fusaient, mais alors que j'allais appuyer cette lame, me délivrer enfin de cette souffrance, une voix se fit entendre. Une silhouette était là, elle parlait... D'une voix plutôt calme, bien que nerveuse..

« Je ne pense pas que ce soit le bon choix, tu sais. Je connais ta souffrance, je sais le poids que tu endures, mais la mort ne t’amèneras rien de plus que la lâcheté. Respire et ferme les yeux, ca te sera plus bénéfique. »

Cette phrase me distrait suffisamment pour alors la voir tendre son bras et faire tomber ma lame au loin. Elle posa ensuite une main sur mon épaule, mon regard plongeant dans le sien... Je voyais son visage, tandis que ses paroles fusaient.

« Je sais ce que tu endures… Laisse-moi t’aider. »

Ce visage... Mes lèvres tremblèrent un bref instant. Ce regard... Je n'en revenais pas sur le coup, mais tout un passé me revint à la figure, tout un effort d'oubli fut anéantis en voyant ce visage... Le même que ma douce. Mes pupilles devinrent rouge sang, d'une couleur rubis, mon regard mauvais. Me trompais-je de personne ? Ces émotions me faisaient dire n'importe quoi.

" TOI..... T... C'est toi qui m'a mis dans ce merdier... T... Tu m'as abandonné pour tes raisons... Sans demander mon avis... Allant vers un autre qui profitait de toi... I... Il ne souriait jamais... Jamais il n'admirait ton sourire, il ne jurais par rien.. Tu... TU N'ETAIS QU'UN JOUET POUR LUI ... PENDANT QUE MOI JE CROUPISSAIS AU FOND DE L'ABYSSE DE L'OUBLI...."

Mes mots furent violent, ma haine, mon désespoir la frappant d'un trait... Cette vague la noya un bref instant, ma main partit de nouveau vers la lame l'attrapant d nouveau, mais dans un geste de désespoir, la lame se balança vers la demoiselle, plusieurs coups hasardeux partant en sa direction pour mettre de la distance entre nous. Un seul coup toucha que très peu sa joue, coupant très légèrement celle-ci. Comme une coupure que l'on se fait avec un bout de papier.

" LAISSE MOI TRANQUILLE...."

C'est alors que la simple goutte de sang perlant sur sa joue émit une odeur douce... Pas celle d'Aelycia... Je compris mon erreur... Mon corps tomba de lui même, las de tout ça... Il ne voulait qu'une chose...Finir...
C'est donc la voix devenu froide, mais notablement plus calme que je dit.

«  Pitié... Laissez moi seul... J.. Je ne mérite que ça... Vivre seul... Mourir seul... N'aggravez pas mes blessures... »
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Dune A. Kaede
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MessageSujet: Re: Les fantômes du passé finissent toujours pas partir... Ou pas ( Pv Dune    Sam 4 Fév - 6:37

Je n’en revenais pas. L’être devant moi, qui ressentait tant de souffrance, qui avait même cherché à mettre fin à ses jours semblait transformé. Oh bien sur je ressentais toujours sa souffrance, encore plus forte. Les vagues qui me touchaient, comme la mer dans ses flux et reflux et j’avais cette impression de ne rien pouvoir faire pour lui. C’en était dérangeant, douloureux même. Comme si, malgré tous mes efforts, je demeurais toujours aussi faible. Ah quoi bon posséder ce don si je ne pouvais pas soulager ceux qui en avait besoin et déclenchait en eux des colères encore plus grandes.
Le jeune homme semblait brusquement entrer dans une rage sans nom. Ses yeux virèrent vers une couleur rubis qui ne semblait pas naturelle et son corps se tendit. Je compris alors que oui, il n’était plus naturel, plus normal. Mais devenue autre chose. Un être emplie de haine, de soif de vengeance. Était-ce humain, après tout ? Je n’aurais sut le dire mais dans tous les cas je devais me tromper. Que pouvait-il être à part un humain ? Il fallait sérieusement que je cesse de lire des livres de contes…
Il n’empêche que le jeune homme se mit à hurler et déverser son flot de haine sur moi. Je fermais les yeux pour tenter d’oublier cet accès de rage. Je n’y comprenais rien mais il n’était jamais agréable d’entendre de telles paroles proférées avec autant de colère et de rancune. De souffrance aussi. Je ne pouvais l’ignorer, ça. Ce fut surement pour cette raison que je gardais le silence et inspirais le plus profondément que je pouvais. Je devais me gérer pour gérer sa souffrance… Enfin, je l’espérais.

Se passa alors une chose étonnante. Le jeune homme se jeta sur sa lame, que j’avais tout de même réussie à éloigner de lui, et tenta de m’attaquer. Je me reculais vivement en priant pour que, dans sa frénésie, il ne me blesse pas tant que ça. Ma prière fut surement entendue car la lame ne réussit qu’à rencontrer ma joue et ouvrir une estafilade sanglante. L’odeur du sang –de mon propre sang- me donna la nausée et alors que je reculais, je sentis mon ventre se serrer. L’envie de vomir resta mais le brusque changement d’attitude du jeune homme me l’enleva de la tête.
Le garçon venait de se laisser tomber au sol, sans force. Il semblait perdu, en fin de rouleau et ça me laissa sans voix. Comment pouvait-on passer de tant de haine à tant d’anéantissement ? Qu’avait-il vécu dans sa vie pour se laisser dans cet état, pour en arriver à vouloir mourir sans avoir peur ou se sentir lâche ? Je me sentais perdue et encore plus vulnérable. Comment pouvais-je aider quelqu’un qui était autant détruit ?

« Pitié... Laissez moi seul... J.. Je ne mérite que ça... Vivre seul... Mourir seul... N'aggravez pas mes blessures... »

Je secouais la tête doucement, à la négative. Non je ne pouvais pas le laisser ainsi. Je ne pouvais pas tourner le dos à autant de douleur sans ne plus pouvoir me regarder dans une glace. Me ré-avançant lentement vers lui, je posais ma main sur celle qui tenait son épée et tentais de lui transmettre mon calme. Que pouvais-je faire d’autre pour lui ? Pourtant, à peine cette idée traversa mon esprit que je me rendis compte que si, justement, je pouvais faire quelque chose. Mon don –non ma malédiction plutôt- me permettait aussi de soulager les autres…

« Calme-toi, je te promets que je n’attiserai pas de souffrance en toi. Tu sais, je ne mens pas en disant que je te comprends. Je suis comme ça. Je sais ce que tu ressens, parce que je le ressens aussi. Je peux… »

Je peux quoi ? Te soulager ? Te voler ta souffrance ? Me sacrifier à ta place ? C’était risible et ridicule mais je n’avais pas d’autre choix vu l’état dans lequel il se trouvait. Ou bien si cette histoire continuait, je n’aurais pas le choix ! Oui, je me refusais à absorber ainsi la souffrance des gens car, même si c’était un poids à porter, c’était le leur et je n’avais pas à m’interposer ainsi. Je ne me jugeais pas maître de la vie de qui que ce soit, car je refusais que l’on dicte mes propres pas.
M’avançant encore un peu, j’essuyais le sang qui perlait sur ma joue avec ma main libre et détournait les yeux pour ne pas voir ce liquide qui me révulsait. La souffrance que je captais près de moi était déjà suffisamment forte, pas la peine d’en rajouter une crise de panique dessus. Une fois que j’eu nettoyé rapidement mon visage, je m’adressais au jeune homme –toujours anonyme pour moi- d’une voix apaisante :

« Ecoute-moi, ce soir ne doit pas être le dernier. Dis-toi que le ciel m’envoie pour t’empêcher de mettre fin à ta vie, c’est un signe. C’est que ton heure n’est pas venue. Alors, je t’en prie, lâche cette lame et accepte mon aide. »

Ma voix continuait à résonner sur un soprano doux. J’avais toujours eu ce don de calmer les gens par mes paroles. Peut être parce que, mieux que personne, je savais ce que les autres ressentaient. Peut être parce que j’étais une bonne oratrice et que mes mots étaient toujours bien choisis. Dans tous les cas, je savais que ce soir, je devais utiliser ce don pour calmer le jeune homme qui était toujours aussi effondré.
Ce fut sur un élan de tendresse, d’inquiétude et d’humanisme que je me penchais un peu plus vers lui, lui fit lâcher prise sur son arme –sans le forcer- et le prit dans mes bras. Je le fis comme une maman réconforte son enfant et le protège du monde. Je le fis surtout sans aucune arrière pensée, juste pour lui montrer qu’il n’était pas seul et que je n’étais pas un ennemi. L’étreinte dura quelques secondes, tout au plus deux minutes, mais je cherchais à lui transmettre tout mon réconfort. Jusqu’à ce que je n’en puisse plus. Jusqu’à ce que ma malédiction devienne aussi sensible d’une blessure ouverte. Là, et seulement là, je craquais…
Pour ne pas l’inquiéter ou l’effrayer, je me reculais avec le plus de douceur que je pus. Mon regard était plus sombre mais mon visage, je le savais, était toujours aussi calme et bienveillant. Posant mes mains sur ses tempes, je le forçais à me regarder dans les yeux et lui demandais d’une voix douce, sans le presser :

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MessageSujet: Re: Les fantômes du passé finissent toujours pas partir... Ou pas ( Pv Dune    Dim 5 Fév - 0:58

La joie, la tristesse... La lumière et l'ombre. Mon état actuel représentait bien ce changement radical. Autrefois j'étais lumière, mon sourire égalant celui des stars, je croquais la vie à pleine dent, en compagnie de ma douce, mais depuis son départ, mon sourire est aussi plaisant qu'un chat écrasé sur la route, chaque respirations me sont douloureuses. Comment dire à quel point on souffre, sans pour autant devoir se confier à tous ? Comment crier son mal aitre au monde entier sans qu'il s'en aperçoive ? Où est la lumière qui me faisait vivre ? Ne peut-elle pas ré-apparaitre et me réchauffer un bon coup pour que je puisse repartir de l'avant ? Non, elle n'était plus là, elle était ailleurs, le soleil caché par la lune, voilà ce qu'elle était. Me condamnant dans une souffrance suite à une erreur d'un soir.
Au fond, pourquoi s'était-elle sentit idiote ce soir là ? Pourquoi souffrait-elle de m'avoir enlevé mon humanité pour que nous puissions être ensemble ? Pourquoi avait-elle fait ça, tout en sachant qu'elle se voilait la face ? Sa réaction était incompréhensible et j'avais peine à croire ses derniers mots. Pourtant, avec le lien qui nous unira à jamais... Je sais qu'elle dit vrai malgré mon coeur meurtri.

Dans l'ombre, plongé dans le noir, je sent malgré tout une froideur. Quelque chose se pose sur ma main. Encore la voix de tout à l'heure. J'ai envie de demander qui elle est, mais sa ressemblance est si frappante... La demoiselle de tout à l'heure. Aelycia Bis. Non, elle n'est pas Aelycia, son sang n'est pas le même, il n'a pas ce goût piquant et frais. Celui-ci à plus une odeur de fruit exotique tout en étant chaud. Je ne la voyais plus, j'étais plongé dans la pénombre. Seul son contact se faisait sentir. Ma rage toujours présente. Une rage transformé en frustration. Je m'en voulais, mais je ne comprenais pas malgré tout... Pourquoi avais-je si mal ? Moi qui, il y a quelques mois de tout ça, j'étais la personne la plus sûre d'elle, la plus fière, mais surtout celle qui se moquait de ce genre de chose. La personne qui disait que l'amour c'est dans les livres et non dans la vie elle même... Pourquoi m'étais-je tant égaré ?

« Calme-toi, je te promets que je n’attiserai pas de souffrance en toi. Tu sais, je ne mens pas en disant que je te comprends. Je suis comme ça. Je sais ce que tu ressens, parce que je le ressens aussi. Je peux… »

Un léger souffle de lassitude se fit entendre. Quelle phrase classique. Décidément, les gens regardent trop la télé... Ils se croient le héros de la vie puis décident de porter le chapeaux. Pour vous rassurer, quelle comédie. Me comprendre ? Était-elle devenue vampire par amour puis ensuite abandonné par sa maitresse et amour ? Vous laissant dans une obscurité dans pareil ? Livré à vous même ? Vos pulsions libres comme l'air ? Mais le pire, vous laisser seul, en vous narguant sans le savoir en étant avec un autre qui ne l'aimait même pas pour ce qu'elle était ? Non... Chacun a son histoire et elle est unique, la mienne aussi. Mon regard toujours perdu, je lâchais ma lame, n'en ayant plus l'utilité. J'étais plus qu'une coquille vide, ne demandant qu'à être éliminé, jeté à la poubelle une fois pour toute.

« Ecoute-moi, ce soir ne doit pas être le dernier. Dis-toi que le ciel m’envoie pour t’empêcher de mettre fin à ta vie, c’est un signe. C’est que ton heure n’est pas venue. Alors, je t’en prie, lâche cette lame et accepte mon aide. »

Un signe que d'envoyer une demoiselle qui ressemble tellement à celle qui a créer ce chaos en moi ? Quelle ironie du sort. Je ne dit rien; relevant mon visage très légèrement tandis qu'elle essayait de me transmettre comme un sentiment de calme. Mes yeux brillèrent doucement, tandis qu'elle disait ses dernières paroles. Je m'étais juré de ne plus laisser une larme de ma personne couler devant quelqu'un, la dernière fois remontant à la fois où Iris m'avait dit au revoir et non adieu... Pourquoi est-ce si dur.

«  … Oui... Je ne demande ça... Une aide, mais au fond... C'est impossible. Quand on perd un être cher. La vérité est que personne ne peux la remplacer à jamais. La vie ne se résume qu'à ça... Une souffrance perpétuelle qui se répète. On cercle vicieux continu. J'ai donné... Ma vie, mon humanisme pour cette femme... Et je ne le regrette pas, mais la souffrance... J... J'aurais voulu lui parler au moins une dernière fois... Désormais je suis là... En train de me confier à son sosie à moins que ce ne soit l'inverse... Un être devenu nocturne et pitoyable...

Mais que voulez-vous... M'aider ? Le mieux que vous puissiez faire c'est refermer de manière superficielle ma blessure, en attendant qu'elle se re ouvre... Voilà tout.. Mais si vous y tenez... Alors... Faites... Je donnerais n'importe quoi, pour espérer encore un peu... »
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MessageSujet: Re: Les fantômes du passé finissent toujours pas partir... Ou pas ( Pv Dune    Mar 7 Fév - 6:11

Je me sentais faiblir et qu’y pouvais-je ? Face à moi, j’avais la souffrance-même. Celle qui enserre les êtres les plus sensibles dans ses bras brulants et les entrainent lentement vers la mort. Non, je ne dis pas que le jeune homme qui me faisait face était un être faible, peut-être même était-il très fort dans le passé. Mais, comme une blessure s’infecte et devient purulente, il avait du vivre un drame qui avait ouvert en grand les portes à cette Souffrance. Et, malheureusement, parmi les gens qui l’entouraient –même si je venais de le découvrir- j’étais peut-être la seule à pourvoir faire quelque chose pour lui. C’en était effrayant…
Ses yeux semblaient sur le point de mourir et ce fut cela qui alarma mon cœur. La vie, je trouvais, se ressentait remarquablement par le regard d’une personne. J’en concluais donc que, si les yeux s’éteignait, c’était le début de la fin ; la longue descente vers les enfers. Même si je savais sa souffrance, si je pouvais la ressentir en lui, j’ignorais tout de même ce qui avait pu la provoquer mais il me semblait impossible que ce ne soit pas quelque chose de très grave pour lui.
Comment faire ? Je vivais avec ce sentiment au jour le jour, j’avais même appris à réussir à ressentir des joies et des bonheurs malgré sa présence, identique à un mauvais bruit de fond. Laissez quelqu’un s’effondrer devant ce sentiment était inadmissible. Comme un maître bouddhique enseigne son savoir à ses disciples, je me sentais en devoir d’apprendre aux autres que l’on peut survivre en souffrance. Le pire étant, tout de même, que je ne faisais pas ca pour me donner de l’importance ou me sentir supérieur mais bien pour atténuer mon ressenti lorsque je me trouvais en présence d’autre gens. Oui, comme tout être humain, j’étais et je restais égoïste.

Le jeune homme choisit ce moment-là pour ouvrir la bouche et parler longuement. Il semblait à bout de force et n’espérait même plus guérir de son mal. Il me fit comprendre que, si je pouvais apaiser sa souffrance –même qu’un court moment- il me laisserait faire parce qu’il voulait espérer encore un peu. Et ces mots, il faut le dire, me touchèrent. Lui, au moins, voulait encore y croire. L’espoir n’était pas mort et j’avais donc le sentiment que, si je l’aidais, peut-être pourrais-je rallumer la flamme de vie dans ses yeux. J’inspirai profondément.
Ma main, qui se trouvait sur la sienne, vint remonter pour se poser sur sa tempe gauche alors que l’autre se posait sur la droite. Lui relevant la tête avec douceur, je plongeais mon regard dans le sien, y cherchant cette flamme que je voulais raviver et j’ouvris la bouche pour parler d’une voix un peu étranglée mais toujours très douce :

« Si tu veux continuer d’espérer, alors je ne peux que t’aider parce qu’il devrait être obligatoire à tout homme d’aider son prochain dans cette quête. Néanmoins… Néanmoins, si je peux soulager un moment ton mal, je ne pourrai pas te l’ôter définitivement. Ce sera donc à toi, et à toi seul, de te forcer à te relever et à te reconstruire. »

Je devais le lui dire. Que je ne pouvais pas le guérir, juste l’aider à prendre le chemin de la guérison. Je serais –s’il le voulait- l’épaule qui le soutiendrait sur le voie de l’espoir, mais jamais le remède miracle qui arrangerait tout. Ca ma malédiction ne me le permettrait pas. Je savais déjà à quoi j’allais me frotter et ce que j’acceptais de subir dans ce choix, je ne pouvais décemment pas lui mentir et prendre le risque qu’il profite de moi pour ensuite reporter une haine –de ne pas avoir été soigné- contre mon insignifiante personne.

« Je suis en mesure de t’aider à porter ce mal. Je suis même en mesure de te l’enlever des épaules un temps, avant qu’il ne revienne de lui-même, comme une drogue te mettrait dans un état d’apathie. Mais ici s’arrête ma malédiction. Si tu acceptes, je le ferai ici, maintenant ; mais je ne peux en rien te forcer à accepter… »

Voilà, les choses étaient dîtes, maintenant. Le jeune homme ne devrait plus faire que son choix, moi je ne ferai que le respecter. Dans tous les cas, je ne ressortirais pas dans un bel état de cette soirée. J’avais été trop longtemps en contact rapproché avec ce qu’il portait pour ne pas le payer pendant les jours prochains. Si j’aspirais son mal, je savais que je m’effondrerais rapidement, écrasée sous le poids conjugué de ma souffrance, de la sienne et de celle des gens qui me frôlaient. Mais j’étais prête à prendre le risque, si cela pouvait changer les choses.
Etais-je si masochiste ?
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Seiji Daichiro
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MessageSujet: Re: Les fantômes du passé finissent toujours pas partir... Ou pas ( Pv Dune    Mer 8 Fév - 5:37

J'étais détruit, nul autre mot pouvait me décrire. Avant, je riais de la bêtise des autres, je plaisantais sur leurs malheurs. Là, je l'expérimentais en beauté. Était-ce une punition ? L'avais-je mérité ? Je ne comprenais plus trop pourquoi j'admirais cette lumière au bout du tunnel, pourquoi je voulais m'en sortir alors qu'au fond, ce n'était que remonter pour tomber une fois de plus après... Mais c'est comme si mon corps voulait se relever. Qu'importe la souffrance, il voulait continuer. Suis-je masochiste au final ? Seul moi ais la réponse.
La demoiselle me parlait, elle me tendait la main me disant qu'elle pouvait m'aider. Comment hein ? Après tout, allait-elle me ramener dans les bras de Iris ou Aelycia ? Allait-elle effacer toute cette partie de ma vie ? Ou autre ? Le fait qu'elle puisse m'aider m'intriguait grandement, mais je lui faisais confiance, au point où j'en étais... Je ne pouvais faire que ça.

« Si tu veux continuer d’espérer, alors je ne peux que t’aider parce qu’il devrait être obligatoire à tout homme d’aider son prochain dans cette quête. Néanmoins… Néanmoins, si je peux soulager un moment ton mal, je ne pourrai pas te l’ôter définitivement. Ce sera donc à toi, et à toi seul, de te forcer à te relever et à te reconstruire. »


Alors sa solution n'était qu'éphémére ? Comme mon histoire ? Je soupira laissant un sourire s'afficher sur mes lèvres. Au final, qu'importe, je souffrirais... Je ne dit rien la laissant continuer, sa main se faisant plus douce, elle me pris le visage puis me regarda dans les yeux, me réchauffant un peu le corps, bien qu'il était aussi froid que de la glace. Je ne prononçais aucune parole, j'étais complétement détruit, mais avec un léger espoir de vivre avec cette souffrance. Je la regardais tandis qu'elle continuait son récitale de parole chaleureuses, prometteuses et sans le vouloir... Illusoires.

« Je suis en mesure de t’aider à porter ce mal. Je suis même en mesure de te l’enlever des épaules un temps, avant qu’il ne revienne de lui-même, comme une drogue te mettrait dans un état d’apathie. Mais ici s’arrête ma malédiction. Si tu acceptes, je le ferai ici, maintenant ; mais je ne peux en rien te forcer à accepter… »

Elle avait résumé la situation. Mais au fond, pourquoi jouer les Atlas ? Allait-elle supporter ceci ? Moi qui à cause de cette tristesse avais faillit me suicider ? Je ne pensais pas trop à ce détail, bien que je me doutais que tout pouvoir à son côté ironique, il y avait un revers à la médaille, je ne savais pas lequel, mais j'aurais voulu savoir...
Je fit un hochement de tête, acceptant son offre. M'offrir un moment de répis, avant de me voir de nouveau sombrer. Elle ne faisait qu'offrir à ma misérable vie un surplus... Mais comme elle dit, ce sentiment reviendra telle une drogue dont on peut se passer. Je me laissa faire, voyant celle-ci fermer les yeux. Que ressentait-elle ? Pour dire me comprendre. Je ne comprenais pas ce point là mais bon. Sans rien dire j'attendais qu'elle fasse, il n'y avait que ça à faire..

" Fait donc..."

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