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 Le début d'un renouveau ? [PV Slevin]

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Dune A. Kaede
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MessageSujet: Le début d'un renouveau ? [PV Slevin]   Mer 1 Fév - 6:56

Le jour commençait à descendre, le soleil à mourir, et Dune à errer. La jeune fille avait passé la journée dans le pensionnat, plus précisément dans sa chambre à lire un livre. Lorsqu’elle s’était éveillée, tôt le matin, elle avait ressentit une fois de plus le poids des sentiments sont son esprit. Sa respiration s’était accélérée alors que l’air se raréfiait. Elle avait compris : il n’y aurait pas de sortir pour la journée, le point de craquage était trop proche. C’était donc avec lassitude et calme qu’elle avait attrapé un de ses livres favoris et s’était remise sous la couette.
La journée s’était écoulée à un rythme calme, lent presque, et la jeune fille avait pris tout son temps pour déguster les mots qui couraient sous ses yeux. A l’approche de l’heure de la mi-journée, son ventre avait mollement grogné mais elle l’avait ignorée et le silence était revenu. Non, Dune ne mangeait pas beaucoup et, d’ailleurs, ne portait pas un amour pour la nourriture. Manger était et restait une perte de temps, même si ca lui était vital –comme à tout être normalement constitution cela dit en passant-. Sauter un repas ne représentait donc pas un gros poids sur sa conscience.
L’après-midi s’était étalé dans toute sa longueur, endormant au passage la rousse qui n’avait toujours pas décollée de sa place. Elle aimait son lit, s’y sentait bien comme un chaton s’enroulant dans un panier de linges. La comparaison était risible mais la jeune fille la trouvait plutôt vrai. Comme les chats, elle était indépendante et solitaire. Mais contrairement à eux, elle se laissait apprivoiser avec beaucoup de difficultés.
Cela dit, Dune revint à la réalité lorsque le soleil commença à se faire bas sur l’horizon. 17h avait sonné depuis un bon moment surement. Émergeant lentement, la rousse se remit assise, fit craquer son cou, puis tout son dos et réalisa qu’elle avait besoin de bouger. Se dégourdir les jambes ne pouvait que lui faire du bien et lui changer les idées. Ce fut donc sur cette pensée que la jeune fille se leva du lit et se dirigea vers la salle d’eau attenante. Elle prit une douche rapide et brulante, se coiffa rapidement tout en laissant ses cheveux retomber en masse folle sur ses épaules, souligna ses yeux de noir et retourna dans sa chambre. Ce jour-là, Dune ne prit pas le temps de réfléchir beaucoup et attrapa ce qui lui tombait sous la main. Ce fut donc un jean serré, noir, et un tee-shirt, argenté, tombant presque de ses épaules tant il flottait sur son corps mince. Le collier de sa sœur vint surplomber le tee-shirt, elle enfila une veste en laine irlandaise, noire et longue. Enfournant son téléphone portable –qui ne servait à rien- un peu d’argent et des mouchoirs dans une poche, elle s’en alla.

Dehors, il faisait frais mais pas froid. Un vent doux soufflait, faisant virevolter la crinière de feu de la jeune fille autour d’elle. La rousse rentra sa tête dans ses épaules, et fixa son regard sur le sol. Sans vraiment réfléchir, elle sortit de l’enceinte de l’école pour se diriger vers le centre ville. Ses pensées se remirent à tourner dans son esprit, l’aspirant hors de la réalité. Tant et si bien qu’elle ne revint vers elle que lorsqu’elle heurta quelqu’un dans une rue animée. Sa première surprise fut d’entendre une voix l’apostropher. La seconde de découvrir autant de monde à ses côtés. S’excusant d’une voix étouffée, la jeune fille se courba légèrement sous la peur et prit la fuite.
S’éloigner de la foule ne se fit pas difficilement car Dune avait appris à reconnaitre certains endroits de Kyôtô qui lui permettaient d’être tranquille. Ce fut donc avec rapidité et un début de fièvre qu’elle se dirigea vers Machi Seijaku, un quartier calme qu’elle appréciait beaucoup. S’y rendre aurait du lui prendre une dizaine de minutes mais elle se sentait tellement agressé par ce que son don captait qu’elle réussit à le faire en moitié moins de temps. Une fois là bas, elle se força à ralentir son pas, calmer son cœur, et inspirer profondément. Elle devait se calmer…
Par habitude, la jeune fille ferma ses yeux et déambula dans la rue comme un fantôme en peine dans un château. Son cœur reprenait lentement un rythme normal. Elle sentait toujours cette affreuse pression sur son esprit et son cœur mais ici, c’était plus supportable qu’en plein cœur de la ville. Son ventre exprima à nouveau sa rébellion et arracha un sourire à la jeune fille. Posant sa main sur cet organe qui grognait de manière presqu’inquiétante, elle se mit en tête de chercher de quoi manger…

Elle ne le fit jamais. Simplement parce qu’autre chose vint perturber ses pensées. Une chose qu’elle connaissait et qu’elle redoutait tout autant qu’elle la recherchait. Une sensation, une douleur, une pression de plus mais elle, bien particulière au milieu de la masse. Elle connaissait ce ressentit, cette souffrance. Elle l’observait depuis longtemps, en douce, sans un mot. Quelque fois, même, elle le recherchait, pour s’assurer qu’il existait toujours. C’était inquiétant, fascinant, perturbant… Ce n’était pas normal mais Dune n’y pouvait rien. Elle sentait dans ses tripes qu’elle ne pouvait décrocher son regard de cet homme.
Slevin Sorensen, aux dires de gens qu’elle avait questionné.
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Slevin Sorensen
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MessageSujet: Re: Le début d'un renouveau ? [PV Slevin]   Ven 3 Fév - 9:43

Le soleil commençait à étendre sa lumière dans la pièce qui serait le logis de Slevin, il était à peine 6 h du matin, heure à laquelle tout le monde dort encore normalement. Mais ce normalement ne s’appliquait pas Slevin, car dormir voulait dire rêver, rêver voulait dire se souvenir, se souvenir voulait dire revoir certaines choses que lui avait montré son don, choses qu’il ne voulait pour rien au monde revoir. De plus comment dormir avec un décalage horaire aussi important, même si le réveil indiquait 6 h du matin, pour son corps il était déjà 13 h et l’heure du repas était passé ce que lui rappela son estomac.
Son corps et son esprit ne voulaient pas se reposer, pourtant la logique aurait voulu qu’il reste au lit, sous la couette pour dormir afin de se débarrasser le plus vite possible du décalage horaire, mais la peur de se souvenir de ces horribles visions qu’il avait sur tout ce qui l’entourait quand il ne portait pas ses lentilles le terrorisait au point de l’empêcher de rester dans les bras de Morphée plus de quelques heures.
Après s’être tortillé dans tous les sens avec la couette jusqu’à se transformer en sushi humain, Slevin se décida à s’extirper hors du lit, délaissant la chaleur du lit pour laisser la fraicheur de la pièce le toucher jusqu’à ce que cette différence de température lui fasse hérisser les poils de ces avant-bras. Slevin se dirigea d’un pas mal assuré digne de ceux ayant enchainé des nuits blanches vers le lavabo pour se laver le visage effaçant encore une de ces nuits passées sans réellement dormir.

Une fois qu’il eut fait sa toilette matinale et fait en sorte de masquer ces cernes du mieux qu’il put grâce aux mèches de ces cheveux, il devait maintenant décider ce qu’il allait faire de sa journée, du moins de la manière d’occuper son esprit afin d’éviter de repenser aux visions que lui avait procurées son don. En y réfléchissant bien, la chose la plus utile à faire serait de continuer de lire des livres en japonais, langue qu’il devait maitriser de manière la plus fluide possible aussi bien à l’oral qu’a l’écrit.
Au bout de quelques heures de lectures qui passèrent en un éclair, son estomac lui rappela soudainement que cela faisait près de 36 heures qu’il n’avait rien mangé.
Il était donc temps donc de se sustenter, hélas il n’avait rien emporté dans ce but dans sa chambre, il devait donc se résoudre à sortir. Sortir dans une ville qu’il ne connaissait pas, ville où il pouvait se perdre, ville bien plus peuplée que là d’où il venait, les habitants représentait forcément un risque pour lui si jamais une de ses lentilles venait à se décaler, si jamais cela devait arriver à nouveau, son don ne serait plus sceller et cela le terrifiait, il ne voulait surtout pas à devoir subir autant de vision, il était d’accord pour apprendre à le maitriser, mais s’il pouvait le sceller jusqu’à pouvoir le maitriser parfaitement, cela lui allait. Mais il ne pouvait pas non plus se cloitrer dans sa chambre et se laisser mourir de faim et donc il était bien obligé de sortir.
Avant de partir il décida donc de commencer par prendre une douche bien méritée pour relaxer ses muscles contractés par l’angoisse quasi permanente de voir ces visions arriver à nouveau et pour cela il dut retirer ces lentilles et sa vison se modifia, il ne voyait plus sa chambre telle qu’elle était, il voyait la construction du bâtiment, quand les différents meubles furent installés, mais aussi tous les anciens occupants de cette pièce ; des filles, des garçons d’âges divers et variés ainsi que ceux qui y avait eu lieu dans cette pièce et un début de nausée commença à monter en lui à cause de certaines visions, il se dépêcha d’entre dans la douche après avoir retirer ses vêtements et ferma les yeux ; à peine les eut-il fermés que les visions disparurent, il était à nouveau seul avec soi même, mais toujours sous le choc de ces dernières . Il essaya de se doucher tant bien que mal sans ouvrir les yeux, mais dut se résoudre à les ouvrir si ce n’est pendant plusieurs secondes ce qui redéclencha des visions de mêmes natures, déclenchant des débuts de crises d’angoisse en lui, mais Slevin commençait à être habitué à cette situation et il parvint à se doucher, il comprit que se doucher sans les lentilles n’était pas du tout une bonne idée, bien au contraire.

Il sortit hors de la douche, et se sécha, les yeux toujours clos, il gardait ses yeux pour maintenir sa stabilité psychique, fermé comme l’était son cœur depuis qu’était arrivé son don. Il acheva de se sécher avant de mettre de nouvelles lentilles, se concentrant pour fixer le miroir afin que ces visions ne se déclenchent que sur ce dernier, c’était certes horrible comme vision, mais au moins celles-ci étaient supportables. Une fois qu’il eut mis ses lentilles de contact, ce fut à nouveau le grand calme, il pouvait voir avec ses yeux sans pour autant craindre l’arrivée d’une vision, avec ces lentilles il était en sécurité, elles étaient la seule chose qui l’empêchait de sombrer dans la folie.
Une fois qu’il eut fini de se sécher et de se remettre de ses émotions liées à ses visions, il entreprit de s’habiller ; il opta pour une tenue traditionnelle anglaise avec un pantalon noir et une chemise blanche par-dessus laquelle il mit un veston ,enfila son trench-coat avant de prendre son portefeuille, vérifiant bien qu’il y avait des yens et plus des euros.

Dehors le temps était plutôt frais, l’hiver commençait à pointer le bout de son nez, mais comparé aux hivers des pays scandinaves, ce n’était pas grand-chose pour lui, bien que ce soit l’hiver, Slevin ressentait le climat comme s’il s’agissait du printemps. Une fine brise tournoyait faisant se relever les mèches rouges des cheveux de Slevin, révélant ses cernes qu’il essayait de masquer tant bien que mal.
Il sortit le plus discrètement possible de l’école pour ne pas éveiller l’attention, ne pas être reconnu par quelqu’un, et rester seul, seul avec comme seule compagne la solitude, après tout elle au moins n’était pas visible par son don.
Il s’aventura dans Kyoto, plongé dans ses pensées tout en faisant bien attention à ne pas fixer trop les gens ,à la fois pour ne pas se faire remarquer, mais aussi par précaution au cas où son don ne serait plus scellé par ses lentilles, car même si fixer un objet lui apportait d’effroyables visions, ce n’était rien en comparaison de quand il avait des visions causées par un être vivant.
À force d’errer dans la ville, il arriva dans une rue commerçante très animée et remplie de petits restaurants, mais aussi une foule des plus compacte ce qui allait l’obliger à heurter des personnes pour passer, ceci lui fit un pincement au cœur et il chercha très vite un moyen d’y échapper et pour y arriver il prit la première ruelle qui tombait sous son regard.

À son grand bonheur, il arriva dans le quartier calme de la ville Machi Seijaku ce qui était plutôt une bonne chose, car comme son nom l’indiquait ce quartier était calme et paisible, mais malheureusement il n’avait pas vu le poteau télégraphique devant lui trop occupé à échapper à la foule, le heurta en faisant un bruit sourd et tomba à la renverse. Durant un dixième de seconde, tout tourna autour de lui, il avait dû heurter le poteau télégraphique assez fort pour que demain matin une belle bosse. Mais ce n’était pas le pire, lorsqu’il avait chuté, la lentille de son œil gauche s’était légèrement décalée et ne faisait plus Office de sceau et un flot de vision envahit son esprit le terrifiant de plus belle.

Quelques passants tentèrent de l’aider, mais dès qu’ils entraient dans son chant de vision, automatiquement il les voyait au travers du troisième œil et de nouvelles visions plus horribles les unes que les autres arrivèrent dans sa tête. Il se leva précipitamment fuyant les passants en maintenant sa main contre son œil gauche pour ne plus rien voir de ces visions si bien qu’il ne fit pas attention à ce qu’il pouvait y avoir devant lui et heurta quelque chose qui le fit à nouveau chuter sur le sol. Par simple réflexe de politesse, tout en mettant ses mains sur ses yeux pour éviter toutes nouvelles manifestations de son don, il s’excusa tout juste après s’être relevé dans un japonais hésitant et quelque peu incorrect dans la formulation liée au respect avec ces quelques mots :


« Je suis désolé… »




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Dune A. Kaede
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MessageSujet: Re: Le début d'un renouveau ? [PV Slevin]   Sam 4 Fév - 1:57

Dune n’avait pas compris ce qu’il s’était passé. Elle avait juste ce ressentit, qu’elle recherchait malgré elle, qui était apparue près d’elle. Cela avait occulté toutes autres pensées, même les grognements sourds de son estomac. Elle s’était lentement tournée sur elle-même, espérant découvrir par où le jeune homme qu’elle avait repéré depuis quelque temps allait arriver. Au fond d’elle, la rousse sentait que son attitude n’était pas normale, que ce n’était pas sain de courir ainsi après quelqu’un. Après un sombre inconnu. Mais elle n’y pouvait rien. Comme un besoin vital, plus fort qu’elle, presque comme un instinct de survie, elle avait besoin de tourner son être vers lui. Comprendre comment il vivait, comment il faisait pour vivre, même. Elle voulait savoir et l’aider, plus qu’elle n’avait jamais aidé quelqu’un.
Alors que ces pensées venaient titiller son esprit, la jeune fille sentit ses yeux se clore. Elle ne s’en soucia pas plus qu’outre mesure car elle avait l’habitude de voir à l’aveuglette. Elle ne se sentait ni perdue, ni impuissante. Il lui fallait juste laisser son don résonner un peu plus fort en elle pour la guider et le chemin s’ouvrait devant elle. Aujourd’hui, elle ne fit pas ça pour bouger mais bien pour trouver, détecter, traquer même. Un frisson d’angoisse la secoua. Qu’était-elle en train de faire ?
Elle ne se laissa pas le temps d’y songer plus et d’envenimer son esprit par de sombres questions car un bruit, au loin, la fit sursauter. Un bruit mat, puis celui de gens inquiets qui parlent entre eux. Elle se retourna vers l’origine du bruit, les paupières toujours closes et inspira doucement. Il y eut un bruit, comme si quelqu’un repoussait des corps entremêlés puis s’échappait en courant. Et Dune se crispa. ÇA venait droit sur elle. Et même aveugle, elle savait qui courait ainsi. Calmement, elle l’attendit.

Le choc fut rude et la fit basculer en arrière. Dune se sentit partir en arrière et, par instinct, ses yeux se rouvrirent. Elle découvrit, alors qu’elle atterrissait durement sur les fesses, Slevin Sorensen, affolé, et les mains couvrant une partie de son visage. Lui aussi était tombé mais, par chance, il ne semblait pas blessé. La rousse, elle, se sentit un peu bête et surtout très gênée. Qu’allait-elle dire ? Que devait-elle faire ? Elle ne voulait pas passer pour une cruche, et n’était pas quelqu’un du genre à sauter sur tout ce qui bouge. Alors, comment expliquer cette attirance, mélange de peur et de fascination, pour le jeune homme qui lui faisait face ? La jeune fille ne savait pas et ça la rendait malade. Elle était décidément frappée.
Le roux se releva lentement en prenant bien soin de ne pas dévoiler son visage. Qu’avait-il ? Était-il finalement blessé ? Ou bien il ne voulait pas qu’elle le reconnaisse ? Si cette idée était la bonne, c’était peine perdue. Personne ne pouvait ignorer une telle couleur de cheveux, presque identique à celle que possédait la Russe. Dans tous les cas, Dune se rendit compte que dans cette posture, il ne pouvait pas apercevoir son visage à elle. Il ne devait donc pas l’avoir reconnue –s’il s’était rendu compte de l’attention qu’elle lui portait- et c’était temps mieux.
Dune ne put que vouloir en profiter. C’était peut être là la seule chance qu’elle avait de lui parler, de comprendre ce qu’il faisait et comment il vivait. C’était sûrement le seul moment qu’elle aurait de pouvoir l’aider, le changer. À ces pensées, la rousse frissonna une fois de plus et se remit, elle aussi, sur ses pieds. Elle allait parler, lui présenter ses excuses lorsqu’il le fit. Il avait une longueur d’avance, même si son japonais était hésitant. Dune ouvrit enfin la bouche et parla d’une voix d’une douceur qui calme les plus angoissés. Cette voix qu’elle réservait pour apaiser les gens et les aider du mieux qu’elle pouvait :

« Ne t’en fais pas, ce n’est pas ta faute, j’étais en plein sur ton chemin ».

Elle avait parlé d’une voix lente, pour qu’il ait le temps de comprendre ses mots, lui qui semblait apprendre seulement le langage des habitants de cette ville. Calmement, elle s’avança d’un pas vers lui et contempla son visage. Ses mains cachaient toute la partie haute de sa bouille, lui rendant invisibles ses yeux. Elle ne pouvait apercevoir que son teint pâle et sa bouche crispée. Il semblait en proie à une peur incroyable et elle ressentait en lui des vagues de souffrance et de panique. Elle se devait de l’aider.
Par un réflexe humain, la rousse avança sa main vers le jeune homme et la déposa, tel un pétale de rose tombant sur le sol, sur son épaule. Elle était inquiète de le voir toujours aussi tendu et replié sur lui-même. Que devait-elle faire ?!

« Tu… Tu vas bien, dis ? Je peux t’aider pour quoi que ce soit ? Si tu es blessé, dis-le-moi, je t’en prie, que je puisse te conduire chez un médecin ! »

Sa voix s’était faite plus pressante car pleine d’inquiétude. La main qu’elle avait posée sur son épaule était toujours une plume, n’osant pas peser plus de peur de le déranger ou de le faire encore plus paniquer.
Brusquement, alors qu’elle comptait parler encore, essayer de comprendre ce qu’il se passait et l’aider même, la jeune fille sentit la pression sur sa tête et son cœur augmenter. Toujours proche du jeune homme qu’elle observait habituellement en secret, Dune découvrit que la foule dans cette rue commençait à grossir et à venir vers eux. Les badauds, inquiets pour Slevin, voulaient savoir ce qu’ils pouvaient faire pour lui, pour eux. La jeune fille sentit son cœur se broyer alors que sa respiration s’accélérait. Elle allait devoir fuir…
Alors que la pression se faisait trop forte sur son esprit, Dune se rendit compte que Slevin ne semblait pas en meilleur état qu’elle. La foule n’avait pas l’air d’être là pour l’aider lui non plus. Alors qu’elle sentait en lui un débordement de panique sous un fond de souffrance, la rousse prit les choses en mains sans même s’en rendre compte. Reculant sa paume de l’épaule du jeune homme, elle lui expliqua :

« Suis-moi, je sais où aller ! »

Sans lui donner le temps de répondre ou de réagir, la jeune fille l’attrapa par le poignet droit et se mit à courir, entraînant brusquement le jeune homme derrière elle. Elle percuta plus d’une fois un passant, le repoussa et remonta ainsi la rue où ils se trouvaient, pour tourner deux fois à gauche, une à droite et s’arrêter dans une ruelle calme quoique légèrement glauque. Il n’y avait personne à part eux. Dune le lâcha et se laissa porter par un mur humide. Sa voix s’éleva, étouffer par le contre coup de temps de ressentit en si peu de temps :

« Excuse-moi… Tu te sens mieux ou… ? »

S’appuyant sur ses mains, elle se remit sur ses deux jambes et s’avança à nouveau. Approchant tout près du jeune homme, elle planta son visage pas très loin du sien –si l’on tenait compte de la dizaine de centimètres qui les séparaient en taille- et l’observa. Sa voix s’éleva une dernière fois, imprégnée d’inquiétude et toujours de cet étouffement :

« Je… Je peux faire quelque chose pour toi ? »
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MessageSujet: Re: Le début d'un renouveau ? [PV Slevin]   

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Le début d'un renouveau ? [PV Slevin]

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